L'urée a bondi de 50 % depuis le début de la guerre contre l'Iran. La saison des semis de printemps en Europe manque cruellement d'azote. Le choc des engrais n'a pas encore frappé les prix alimentaires. Ce n'est qu'une question de temps.
L'AIE a mobilisé un tiers de ses réserves d'urgence en mars. Six pays européens sont passés sous le plancher des 90 jours. Les pourparlers d'Islamabad ont échoué. Un second déstockage de cette ampleur est exclu.
Brent à 103 $. WTI à 96 $. Le brut Dubai physique se négocie 38 $ au-dessus de son prix papier. Un seul pétrolier a franchi Ormuz lundi. La moyenne d'avant-guerre était de 24 par jour.
L'essence américaine a atteint 3,41 $, en hausse de 14 % en une semaine. Le diesel a bondi de 15,3 %. C'est la plus forte hausse hebdomadaire des prix à la pompe depuis l'invasion russe de l'Ukraine. Et le détroit d'Ormuz reste fermé.
Le cuivre a atteint un record de 14 527 $/t en janvier alors que les miniers affichent des résultats exceptionnels. BHP, Glencore et KGHM profitent du rallye tandis qu'un goulot d'étranglement minier de 16 ans se profile.